l’eau
à la
bouche
sur la
route
regards
dans le
kaléïdoscope
la
soif
insatiable
à la
vôtre
cont@ct
Au fil de ses routes panoramiques, la Nouvelle-Zélande nous a envahis de bonheur. La beauté du ciel, de la terre et de l’eau n’avait jamais été aussi grandiose. Sans jamais nous lasser, le décor était éblouissant et éclatant de pureté. Sur l’île du nord, baptisée l’île fumante en raison de son volcanisme, l’activité géothermique bouillonnait et les effluves de souffre s’appropriaient l’atmosphère. L’île de jade, celle du sud, nous comblait aussi de sommets prodigieux, de glaciers et de fjords cristallins, de lacs et de torrents limpides.
Cette splendeur insulaire était le lieu de vie de deux cultures : maorie et européenne. Au-delà de leurs différences, les Kiwis - tel était le surnom des Néo-Zélandais à l’image de leur fruit et de leur oiseau fétiches - partageaient le même amour des loisirs de pleine nature et des sports extrêmes. Le haka des sensationnels All Blacks raisonnait sur tous les terrains de rugby. Les autres activités proposées étaient des concentrés d’adrénaline : voilier, catamaran, VTT, escalade, surf, rafting, parapente, parachute et deltaplane. Ce jardin extraordinaire avait aussi vu naître le saut à l’élastique.
A Queenstown, l’existence étaient exaltante et vibrante. Descendants des chercheurs d’or de la fin du 19ème siècle, les autochtones ne s’aventuraient jamais sans leur indispensable quad ou scooter des mers, à l’arrière de leur 4 X 4. Les plus audacieux étaient certainement les pionniers du Central Otago, la région viticole la plus au sud de la planète. Mi-vignerons mi-bûcherons, ils aimaient à manier la tronçonneuse pour construire leur chai et leur maison. Ils n’hésitaient pas non plus à chausser les skis quand la neige s’emparait, certains hivers, de leurs parcelles.
Les cuvées de Peregrine et de Waitiri Creek traduisaient ce climat continental très accentué. Les pinots noirs racés et forts en personnalité témoignaient d’un fruité gourmand à la hauteur de leur persistance aromatique. Vrais vins de nature, ils plantaient leurs racines dans un environnement grisant, au bouquet d’ajonc et de thym sauvage. Ces wineries organisaient régulièrement des concerts de jazz ou de musique classique. Elles possédaient également un café-restaurant accueillant où nous dégustions leurs vins, de savoureux produits de saison et une goûteuse cuisine du marché.
Avec un effectif total qui avait triplé en une décennie, les entreprises viticoles, et même les petites structures familiales, avaient toutes participé à l’expansion de l’oenotourisme et profité de ses avantageuses retombées. L’isolement géographique n’avait pas empêché la Nouvelle-Zélande de transformer son vignoble en une destination prisée du tourisme local et international. L’éloignement de plus de 19 000 km du continent européen et de 2 000 km de ses plus proches voisins australiens, n’avait en rien freiné le développement simultané d’un tourisme de terroir et d’une puissante activité exportatrice.
L’art de vivre et la convivialité des viticulteurs faisaient de la vente directe à la propriété un moment pédagogique, divertissant et décontracté. D’abord réputé pour ses spectaculaires paysages, ce pays n’avait donc pas tardé à se faire connaître pour ses vins auprès des 2,3 millions de visiteurs annuels. La multiplicité et la spécificité des climats et des sols avaient engendré 10 régions productrices distinctes. L’île de Waiheke, à une demi-heure en ferry d’Auckland, produisait le sincère et précis Stonyridge, un Bordeaux blend de cabernet sauvignon, cabernet franc et merlot.
Hawke’s Bay voyait triompher un chardonnay au style exotique, riche et gras mais aussi plus récemment, la superbe Syrah de Stonecroft. Marlborough, dont la renommée avait été engendrée par Cloudy Bay, était devenu quant à lui la plus grande et la plus célèbre des zones viticoles. Profusion de mandarine, d’asperge à la crème, de pomme verte, de prune jaune, de gingembre et de basilique, son sauvignon blanc s’affirmait comme une sérieuse référence de luminosité, de vivacité et de subtilité.
Hawke’s Bay : Te Mata, Craggy Range, Kim Crawford, Clearview, Vidal, Mission, Church Road, Brookfields, Matariki, Stonecroft, Esk Valley - Waiheke Island : Mudbrick, Stonyridge, Onetangi Road - Auckland : Kumeu River, Nobilo, Villa Maria - Marlborough : Daniel Lebrun, Grove Mill, Saint Clair, Hunter’s, Cloudy Bay, Seresin, Fromm, Highfield, Wither Hills, Montana - Central Otago : Rippon, Black Ridge, William Hill, Gibbston Valley, Amisfield, Peregrine, Chard Farm, Waitiri Creek, Mt Difficulty.
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nouvelle-zélande
pinots noirs et moutons blancs du Central Otago
vénus viticole à Onetangi Road sur l’île de Waiheke
terre d’élevage face à la mer de Tasmanie
route des volcans de Rotorua
lac Wanaka aux pieds du vignoble de Rippon en Central Otago
jeunes sauvignons blancs de Marlborough
pinots noirs et moutons blancs du Central Otago
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