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Notre tour du monde des vignes ayant commencé en janvier, au plus chaud de l’été austral,
nous avons pu nous régaler des saveurs ensoleillées du Chili : de frais et onctueux jus
de poire, de melon, de pastèque, de framboise et de chirimoya.
Les eucalyptus et les mimosas qui fleurissaient
embaumaient alors Santiago de leurs parfums.
Dans les parcs ombragés, nous apprenions l’histoire des premières vignes plantées au
16ème siècle par les conquistadores espagnols et nous délections
des Odes de Pablo Neruda.
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Après avoir participé à un séminaire du Wine MBA de Bordeaux sur le marketing du vin,
au sein
même de l’Universidad Catolica, notre échappée belle commença parmi
les ateliers d’artistes de Bellavista. Dans les bars à vin de
ce très coloré quartier, d’agréables alternatives nous étaient proposées pour
agrémenter une ensalada chilena et un guacamole : un tonifiant
pisco sour, un vivifiant sauvignon blanc de Miguel Torres, un gourmand chardonnay d’Aquitania ou un
séduisant cabernet sauvignon de Casa Lapostolle ?
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C’est à bord d’un bus – moyen de transport qui n’allait pas nous quitter durant
nos trois mois en Amérique du Sud – que nous avons abordé la Panaméricaine pour
ensuite battre la campagne et sillonner les vergers et les champs de graminées. Dans les villages traversés,
d’heureuses rencontres nous ont appris à cuisiner leurs spécialités : l’empanada,
le pastel de choclo et l’humita.
La grande région médiane, el Valle Central, s’offrait
à nous avec les Rutas del Vino de ses zones viticoles :
au sud de Santiago, Maipo, Rapel et sa superbe ville de Santa Cruz, Curicó, Colchagua et Maule puis,
à l’ouest de la capitale, Casablanca.
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En nous promenant entre les rangs, nous avons remarqué combien le vignoble chilien
était privilégié.
Les vignes n’avaient jamais connu le phylloxéra et étaient,
pour la plupart, plantées franc de pied.
Les conditions météorologiques étaient
optimales avec un climat méditerranéen chaud et sec, une
très longue saison de maturation du raisin.
Nous avions le vertige à l’envers en contemplant les 6 000 mètres des sommets enneigés
de la Cordillère. Son eau cristalline serpentait à travers les Andes jusque dans la plaine
verdoyante pour atteindre les parcelles de vignes grâce à un
astucieux système d’irrigation.
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Cette viticulture entreprenante et audacieuse mettait en avant une
image pays et une communication pertinentes et dynamiques.
Les œnologues adoptaient une démarche résolument orientée
vers le consommateur. Leur double responsabilité technique et commerciale leur permettait
d’augmenter progressivement la qualité
de leurs cuvées et d’adapter leur gamme de vins aux marchés d’exportation.
Valle Frio exprimait le carménère commme le cépage porte-drapeau du Chili
pendant que Santa Emiliana promouvait la lutte raisonnée et la biodynamie.
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Nous avons continué à rouler vers
le nord de cette bande de terre longue de 4 300 km.
Les vignobles puis les rivages dentelés de Pichilemu laissèrent place au nostalgique
port et aux pittoresques funiculaires de Valparaiso.
Au coeur d’Atacama, le désert
le plus aride au monde, nos divertissements préférés
consistaient à guetter le vol majestueux du grand
condor et à dévaler pieds nus les dunes de sable.
Puis dès l’aurore, nous repartions de San Pedro à dos de cheval nous émerveiller devant
l’exceptionnelle activité sismique des geysers du Tatio.
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Maipo : Concha y Toro, Odfjell, Aquitania -
Rapel : Los Boldos, Casa Lapostolle, Santa Emiliana -
Curicó : Miguel Torres, San Pedro, Aresti -
Colchagua : Araucano, Los Vascos, Viu Manent -
Maule : Valle Frio, Gilmore -
Casablanca : Veramont, Villard
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chili
fête du vin à Santa Cruz dans la vallée Rapel
chapelle de Machuca dans le désert d’Atacama
volcans et geysers du Tatio
littoral du Pacifique à Pichilemu
orientations des vignes dans la vallée de Curicó
caviste de Santa Cruz
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VINOMAD, le cabinet conseils en stratégie œnotouristique.
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