l’eau
à la
bouche
sur la
route
regards
dans le
kaléïdoscope
la
soif
insatiable
à la
vôtre
cont@ct
C’est au coeur de l’Indonésie, entre la péninsule asiatique et l’Australie, que s’inscrit en toute délicatesse l’île de Bali. Notre exploration idyllique a commencé par ses terres intérieures. Sur les sols fertiles des volcans, l’exubérante forêt pénétrait de ses branches effrénées, les prolifiques plantations de tabac, de vanille, de cacao et de café. Nous faisions de longues randonnées dans les rizières en terrasses, puis resdescendions les collines pour nous ressourcer auprès des lacs et des cascades. Sur le bas-côté des chemins, les clous de girofle, qui sèchaient au soleil, parfumaient l’air ambiant.
Captivés par ce havre botanique, nous papillonnions dans l’eden balinais. Le soir, le paysage hérissé de vestiges hindouistes s’animait d’une vie religieuse, traditionnelle et intense. Les temples, perchés en haut des falaises, s’illuminaient des danses rituelles de cette noble et antique culture. Le kecak était particulièrement époustoufflant. Ce spectacle frénétique exécuté par un chœur de 150 chanteurs incarnait l’armée des singes du Ramayana.
Au petit matin, des scènes orientales aux senteurs d’encens nous faisaient voyager hors du temps. De jeunes femmes, enveloppées dans leur ravissant sarong, arboraient un visage épanoui et rayonnant. Elles vénéraient les statues et déposaient à leurs pieds des présents, des fleurs, du riz et des fruits, dans des feuilles de bananier soigneusement découpées et tressées.
Après l’envoûtement des bougainvilliers et la sensualité des frangipaniers, nous nous laissions étourdir par les fonds marins de Menjangan. Cette minuscule île du nord-ouest abritait, en effet, un site de plongée à la diversité sous-marine exceptionnelle. Véritable jardin aquatique, son récif était orné de coraux et de gorgones multicolores. Nous partions des criques sauvages pour plonger dans une eau limpide, à la visibilité parfaite. Dans cet aquarium exotique, éponges, étoiles de mer, hippocampes, poissons lunes, murènes et raies mantas étaient d’une abondance et d’une beauté ineffables.
Les côtes étaient si poissonneuses que la pêche à pied et surtout en pirogue à balancier était très répandue. Sur le marché de Jimbaran, les Balinais, à la jovialité et à l’hospitalité touchantes, nous invitaient à savourer un baraccuda grillé, arrosé de jus de citron vert. Nos cours de surf à Kuta et nos sorties en mer au milieu des dauphins de Lovina, se prolongeaient sur la plage autour de vins de fruit. Élaborés à partir d’ananas, de mangue ou encore de noix de coco, ils étaient tendres, caressants et suaves à souhait.
Sur cette île bénite des dieux, l’activité vinicole avait connu d’intéressantes intitiatives. En 1998, Hatten avait décidé de créer le premier vin indonésien. Cette idée était née d’une logique d’entrepreneur visant à faire correspondre l’offre à la demande. L’opportunité qui se présentait consistait à instaurer une production locale de vins souples et désaltérants, à des prix sensiblement inférieurs aux concurrents importés. Le discours était clair et cohérent : une évocation du paradis associée à un exploit bien tropical, celui de réaliser plus de 100 récoltes en 7 ans.
Hatten
bali
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bali
danseuse de spectacle kecak
pirogue indonésienne
pêcheur et moussaillon de Jimbaran
sport de glisse dans la baie de Kuta
gardien d’un temple hindouiste
riziculture d’Ubud
danseuse de spectacle kecak
pirogue indonésienne
pêcheur et moussaillon de Jimbaran
sport de glisse dans la baie de Kuta
gardien d’un temple hindouiste
riziculture d’Ubud