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Ayant déjà eu le bonheur, deux ans auparavant, de découvrir Mendoza et son charnu et généreux
malbec, c’est la région de Salta, cette fois, qui a retenu notre
attention.
L’élégance sensuelle et racée de l’Argentine nous a, de nouveau, saisis :
elle allait bien au-delà
de Buenos Aires et de son voluptueux tango de La Boca.
Qu’il s’agissait de la prestance des femmes ou de la parade des gauchos - légendaires
cow-boys de la Pampa - leur séduction s’accordait invariablement
à leur distinction.
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Ce second séjour nous a rappelé combien le boeuf argentin,
seul ou accompagné
d’une sauce au miel, était tendre et divin.
Le fondant lomo jugoso et le succulent bife de chorizo,
chers à notre mémoire gustative, constituaient une véritable tradition festive.
Maintes fois, nous avons donc fait ripailles autour de l’asado, cet authentique
et gargantuesque barbecue. Il a rythmé nos soirées d’après-dégustations,
sur un fond musical de Mercedes Sosa.
En partageant ainsi le quotidien des Argentins, nous avons constaté combien leur consommation de vin était
comparable à celle de nos pays producteurs européens.
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Située tout au nord, la zone viticole de Salta s’est révélée à nous
au travers de ses montagnes andines et de son village pittoresque de Cafayate.
Accroché à des
altitudes comprises entre 1 500 et 2 000 mètres, ce vignoble bénéficiait d’une
incomparable pureté de l’air et d’une forte amplitude thermique.
Cette différence de températures entre le jour et la nuit se montrait
favorable à la qualité du raisin : elle facilitait, en effet, la maturation des baies tout en contribuant à
la bonne synthèse des composés aromatiques.
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Le torrontes, cépage le plus planté de cette région,
nous a donc offert à
goûter des vins blancs, éclatants et exubérants de fruits. Tout spécialement
séduits par l’intensité florale des cuvées de José Luis Mounier et de Michel Torino,
nous n’en
avons pas pour autant oublié de largement
nous désaltérer. Nous adoptions la vraie limonade préparée maison ou
la yerba mate,
infusion particulièrement répandue en Argentine. La gourmandise nous l’imposait, en cette fin
de février, notamment
après avoir savouré une crêpe nappée de dulce de leche.
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Cafayate : Etchart, Michel Torino, Domingo Hermanos, Jose Luis Mounier.
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argentine
vendangeur mâchant sa coca
iglesia San Francisco à Salta
torrontes chez Jose Luis Mounier dans la vallée Cafayate
maturité optimale chez Etchart
plaza 9 de Julio à Salta
style colonial chez Michel Torino
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